10 mai 2010

Sans citoyens émancipés, pas de démocratie !

http://poietic-generator.net/


Dans son livre "le maitre ignorant", Jacques Ranciere montre avec brio comment le design mis en œuvre au sein de l'éducation nationale génère, entretient les inégalités d'apprentissages...Par définition, lorsqu'un enfant entre à l'école, il doit oublier qu'il a appris, sans professeur de didactique, les bases de sa langue maternelle. Il doit désormais se soumettre à l'idée qu'il est ignorant par définition et que seul le professeur sait comment il faut apprendre et ce qu'il faut apprendre...tout un programme auquel il est prié de se soumettre sans le questionner !....



A l'évidence, ce système nous conduit au pied du mur : les crises que nous traversons le révèlent de façon criante : les dérives et engrenage systémiques d'ordre financiers, écologiques, politiques ...etc...ne donnent pas lieu au sursaut d'esprit critique qui pourrait nous amener à identifier les problématiques et à les résoudre collectivement ! Nous faisons confiance aux institutions, comme nous l'avons si bien appris à l'école...l'institution est censée savoir ce qui est bon pour nous...Force est de constater que cette vision naïve est une impasse !

N'est-il pas grand temps de changer de cap et d'agir l'école sur le mode de l'émancipation pour chacun ?

Prenons un exemple autour de l'utilisation de Twitter a des fins pédagogiques !

Selon moi, apprendre a utiliser Twitter en classe : c'est bien !...mais appréhender avec les élèves les designs centralisés qui structurent cette application et leurs différents impacts : c'est mieux ! Je veux dire par là que s'arrêter a une approche superficielle de Twitter ne sert pas l'émancipation des acteurs...Il serait beaucoup plus fertile d'aller au delà des usages en cherchant a identifier un certain nombre de dimensions, comme le souligne ici Olivier Auber :

"il s’agit simplement d’apprendre à distinguer dans une applications NBIC la nature de ce qui “lie” les usagers (ou les victimes), – entre eux d’une part, et avec l’application et l’organisation humaine qui l’a met en place, d’autre part -.

Trois bonnes questions peuvent être posées:

1) L’application est-elle intimement dépendante d’un centre physique particulier (un laboratoire, le siège d’une multinationale, un centre de commandement, etc.)?

2) L’application nécessite-elle une connexion quasi-permanente « en temps réel » des parties concernées avec ce centre (via un serveur, un centre de distribution, un centre de calcul, etc.)?

3) L’application met-elle en œuvre un « code » qui doit être partagé par toutes les parties impliquées ? Cela peut être un logiciel particulier, une (nano)machine, une fréquence radio, une adresse internet, une clé de cryptage, un protocole d’échange, un langage, un gène, un virus ou une molécule…

Dans les trois cas, les question subsidiaires sont: quelle est la rétroaction des usagers (…) sur le centre physique, ce commutateur ou ce code? A qui appartiennent-ils? Comment sont-ils gouvernés?

Il va de soi que la plupart des applications que l’on pratique aujourd’hui, on est amené à répondre OUI aux trois questions. Dans le cas de l’application « Iphone » par exemple, les réponses sont : 1) Apple 2) Apple Store 3) l’objet Iphone lui-même. Faites vous-même l’exercice avec les application « Skype », « Vélib », etc. et tentez de répondre aussi aux questions subsidiaires…

Dans le cas des applications véritablement NBIC, les réponses sont plus complexes à formuler, notamment sur la question de gouvernance du « code », mais des analogies avec des applications connues de longue date peuvent aider. Par exemple le « tabac » peut être vu comme une application NBIC ancétrale. Les réponses seraient dans ce cas : 1) Industries du tabac 2) Circuit de distribution 3) Nicotine. Réponse à la question subsidiaire : la régulation de l’industrie du tabac a longtemps été confiée à des monopoles nationaux (SEITA), aujourd’hui elle s’opère essentiellement par voie fiscale (surtaxe), par la consommation ou la non-consommation, et la spéculation."


Dans un autre ordre d'idée et toujours à propos de l'usage de Twitter à des fins pédagogiques, il me semble qu'ici http://frompennylane.blogspace.fr/2162778/Construire-sa-memoire-numerique/ c'est moins la trace que son processus de conscientisation qui est positif. il me semble...
- Qu'est-ce que je donne à voir et à lire ?
- Qu'est-ce que ça dit de moi ? qu'est-ce que ça ne dit pas ou mal ?
- Quelles industries participent à la production de cette image (robots numériques qui produisent des traces/catégories automatisées et indexées par les moteurs de recherche) ? Quelles sont leurs intentions ?
- Quel impact cela a-t-il sur moi ? sur les autres ?
- En quoi cela participe à ma construction identitaire dans le temps ? etc...

Ce questionnement critique suppose un accompagnement pertinent, (sans-doute même un co-accompagnement en pair a pair) qui interroge de façon globale sur le plan individuel et collectif, les processus identité/mémoire en jeux...

Les approches réflexives qui sont décrites ici sont transversales et universelles...Elles peuvent s’exercer, par exemple, dans la pratique du générateur poietique (méta-jeu) et sont transposables à d'autres outils (exemple dans la pertinence des algorithmes "Pour Tarleton Gillespie, nous avons besoin d’interroger ces algorithmes qui sont devenus l’élément clé de notre système d’information en portant une attention particulière sur l’endroit et la façon dont ils se mettent en place dans les pratiques humaines, notamment pour comprendre leurs ramifications politiques. Car c’est bien là l’enjeu : les conséquences de l’utilisation des algorithmes sur notre vision et notre compréhension du monde."), d'autres recherches. En les mettant en œuvre, d'une certaine manière on apprend à apprendre, en développant son attention et un sens analytique/critique convocables dans d'autres contextes, d'où le caractère émancipateur de cette compétence !

Parler de démocratie à l'ère du numérique n'a de sens que si chacun de ses acteurs s'engage dans des processus d'émancipation critique...et c'est ce projet de société aujourd'hui qui devrait animer l'école ! 


Allons encore un plus loin : quelle forme de gouvernance est-elle en mesure de favoriser l'émancipation citoyenne ?

Je viens de découvrir ce billet qui évoque la posture de supervision en ces termes :

"Plutôt que de se focaliser sur les problèmes présents, la planification devrait se proposer la tâche de mettre au point des stratégies ayant comme objectif le changement autonome des systèmes sociaux, de manière à produire des systèmes qui posent moins de problèmes (Forrester 1971, 82). De telles procédures visent à résoudre les problèmes de manière indirecte, elles ne se contentent pas de les laisser tels qu’ils sont mais ne les aggravent pas non plus par la logique perverse de l’action simplificatrice. On peut qualifier ce contrôle d’indirect car il n’est pas dicté par une instance dominante ou centrale. Ce type d’action correspond à des circonstances historiques dans lesquelles l’idée d’un ordre par la hiérarchie et la planification est tout aussi dépassée que celle, libérale, d’un ordre spontané. L’idée de l’État superviseur tend à faire de la politique une instance de supervision ou de ré-vision des décisions fondamentales des autres systèmes sociaux."

"La supervision cherche à renforcer la capacité d’observation en multipliant les perspectives. Elle doit agir comme un processus de réflexion permettant de mettre en lumière et de prouver la contingence des zones de cécité et rétrécissements de points de vue qui affectent, dans tout système fonctionnel, les processus de décision "

Cette posture me semble particulièrement complémentaire et pertinente au regard de ce que je viens d'évoquer...Le système prend cohérence ! et sa légitimité prend sens autour de la perspective numerique : "Si les territoires veulent trouver un brin de légitimité dans le nouveau monde des réseaux, ce n’est pas en subventionnant ses structures ou ses infrastructures intermédiaires, c’est en mettant directement leurs citoyens en capacité intellectuelle et financière de co-construire ce monde (par leur temps, leur travail et et leurs données) et d’apporter leur propre soutien financier aux structures intermédiaires de leur choix." (Olivier Auber)- Voir aussi sur légitimité et perspective numerique : prospective 2100 http://vimeo.com/21881289

NB Billet écrit à la suite d'une discussion sur twitter avec @lelapin

 A lire en complément :
- Les principes Bayésiens de l’apprentissage : sommes-nous des scientifiques dès le berceau ? http://www.college-de-france.fr/media/stanislas-dehaene/UPL1176193862663735529_Cours2013_B__b__Statisticien_1.pdf
- Réseaux Apprenants http://reseaux-apprenants.blogspot.com/2008/03/modlisation.html 
- A propos de Digitale Literacy http://florencemeichel.blogspot.co.uk/2008/01/leducation-20-nest-pas-un-buzzword.html
- Accompagnement et apprentissage tout au long de la vie (Frédérique Lerbet-Sereni) http://florencemeichel.blogspot.co.uk/2012/11/accompagnement-et-apprentissage-tout-au.html

---------------------------------------------------


MAJ du 9 Aout 2011
: "Des écoles qui apprennent l'obéissance, pas la démocratie"...pas seulement aux US non ?
"La nature de la plupart des classes, quelle que soit la discipline enseignée, prépare les élèves à être passifs et à être dirigés par d'autres, à obéir aux ordres, à prendre au sérieux les récompenses et les sanctions données par les autorités, à faire semblant de s'intéresser à des sujets qui ne les intéressent pas, et à se convaincre qu'ils sont impuissants à changer cet état de fait...Un professeur peut faire un cours sur la démocratie, mais les écoles sont essentiellement des lieux antidémocratiques, et donc, ce n'est pas la démocratie qui est enseignée aux élèves. "

MAJ du 12 Aout 2011 : ces méta-compétences seraient bien utiles pour avancer sur des sujets aussi sensibles et importants que celui traité dans ce billet : "Google has admitted complying with requests from US intelligence agencies for data stored in its European data centers, most likely in violation of European Union data protection laws.Gordon Frazer, Microsoft UK's managing director, made news headlines some weeks ago when he admitted that Microsoft can be compelled to share data with the US government regardless of where it is hosted in the world." ou dans cet autre autre billet "Twitter Is Selling Your Old Tweets"

MAJ du 15 Aout 2011Bernard Stiegler sur Consumerisme - Democratie - Emancipation 

MAJ du 4 novembre 2011 : Comment dire ???? .... :-( "Pour une étude indépendante de mon travail en classe, j’ai besoin d’analyser la cartographie de leurs réseaux twitter." citation de @frompennylane ... http://maonziemeannee.wordpress.com/2011/11/02/le-projet-geotweet-maillage-et-force-des-reseaux-sociaux/ - Garder ça en tête : Institution contre Violence - Violence de l'Institution " Dans la réflexion sur la violence qui s'amorce, il me semble donc urgent de porter un regard systémique sur les codes implicites (design) qui font repères et que les acteurs apprennent de façon informelle...et malheureusement, on voit bien que la violence intrinsèque à l'institution fait partie des codes transmis !" http://florencemeichel.blogspot.com/2011/03/institution-contre-violence-violence-de.html?spref=tw

MAJ du 18 avril 2012 : on progresse :-) "l’éducation aux réseaux sociaux est primordiale !" - Laurence Juin - https://fromplane.wordpress.com/2012/04/17/que-peut-on-ecrire-sur-un-reseau-social-ca-mapprendra/  Ben Voui :-) 

MAJ du 2 septembre 2014 : mais "c'est pas gagné" ... https://twitter.com/rezoapprenant/status/506406941951004672

MAJ du 19/09/2014 : Ah, ça crépite :-) #école de locmiquélic https://framasphere.org/p/32612

13 commentaires:

@frompennylane a dit…

Très paradoxal de critiquer l'Education nationale parce qu'elle est trop statique et de critiquer l'enseignant qui innove.
La critique est intéressante...mais que proposez vous concrètement à l'élève?J'aimerais voir le bilan d'une vraie action menée plus que de grands principes abstraits énoncés.
Pourriez vous me donner des exemples de vraies actions pédagogiques que vous auriez menées?
Cordialement.

florence Meichel a dit…

Justement, je montre qu'en restant superficiel, on n'innove pas vraiment et on s'inscrit strictement dans le cadre restrictif prescrit par l'éducation nationale !

Tout ce que je fais en ligne est vrai...des blogues en passant par twitter sans parler d'apprendre 2.0 etc....aussi vrai que vos activites sur twitter avec vos eleves...et desolee, on n'est pas a l'ecole ici : je ne vous dois aucun bilan d'activite !

Les principes énoncés sont loin d'être abstraits il me semble...Apprendre a se poser des questions pertinentes est a la portée de tout le monde...petits et grands...le générateur poietique peut être une aide précieuse pour amorcer les choses...le connaissez-vous ? http://fwd4.me/Nat

jadlat a dit…

tu peux me définir NBIC. Pour moi, c'est Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and Cognitive science - si c'est ça je vois pas trop le rapport. cad que je ne vois pas pourquoi tu restreint ton analyse uniquement à ces 4 points. Je ne vois pas non plus le tabac ds les biotechnologies.
Donc j'ai du rater quelque chose.
Ceci étant je suis assez d'accord avec ton analyse.
Cela rejoint in fine l'évaluation de l'information qui doit désormais prendre en compte les conditions d'élaboration des produits culturels.

florence Meichel a dit…

@jadlat le point du vue d'olivier est celui de la perspective numerique et ces questions resonent dans ce contexte...la est l'explication !

Tout a fait d'accord avec toi sur l'approche épistémologique et systemique de l'information...je crois en effet que c'est la base de toute pensee critique et analytique...

Anonyme a dit…

Je crois que ce que voulait dire frompennylane est que l'enseignement à des élèves tous cycles confondus est un métier à part entière.
Tous les professeurs ne suivent pas à la lettre comme des moutons les directives de l'Education Nationale, sinon les résultats seraient vraiment très négatifs.

Vous vous posez comme très critique d'un très grand nombre de professeurs alors il est légitime de vous demandez si vous avez des exemples, des contextes, des résultats.

Difficile d'affirmer si durement sans que quelqu'un ne cherche les bases de cette affirmation.

florence Meichel a dit…

Avec des mots plus ou moins differents, je crois que nous faisons tous le constat d'un decalage global, flagrant, souvent douloureux ! ...http://florencemeichel.blogspot.com/2010/05/tic-et-souffrrance-des-enseignants.html
Heureusement en effet que certains trouvent les astuces pour depasser les paradoxes ! :-)

ericvottero a dit…

Bonsoir à tous,
"EpistémoloTICE" quand tu nous tiens !!

Quel dommage de voir encore ici s'affronter les acteurs de NOTRE école (quoiqu'une consultante Freelance...)!

Pourquoi doit-on toujours voir les critiques atterrir sur les visages de ceux qui ne supportent pas une école en danger, une école immobile, une école rétrograde ?

Pourquoi ceux qui constatent que l'école va mal se contentent-ils trop souvent de démonter des projets novateurs alors qu'il serait si simple et moins énergivore de bâtir ?

Comment peut-on, et bien que ne devant ici proposer aucun bilan d'activité (...), ternir un projet qui n'est construit que pour redorer le blason d'une expression écrite si absente de nos jours chez les "digital natives" ?

Comment enfin oser parler de superficialité et se réfugier derrière le paravent de l'arrogance ?

Bref, je suis perplexe...

Pourrons-nous enfin tous nous placer en tant que partenaires d'un monde éducatif 2.0 au lieu de n'être que de ceux qu'on critique, qu'on recadre... qu'on jalouse... ?

L'avenir nous le dira... Utilisera-t-il un tweet ?

florence Meichel a dit…

On peut dire beaucoup de choses sous la masque de l'anonymat, ce n'est pas mon choix...cote arrogance, ca remet les choses a leur place !

Vous vous trompez de personnage...je travaille depuis de nombreuses années sur ces thématiques d'organisations et de réseaux apprenants...dans le cadre d'un master de formatrice-consultante en sciences et techniques, j'ai mis mes experiences en mots dans un memoire dont vous pouvez lire la partie theorique ici http://reseaux-apprenants.blogspot.com/ (la partie pratique est confidentielle car elle porte sur des changements personnels lies aux acteurs impliques)...

Depuis 3 ans je m'investis pleinement dans Apprendre2.0, c'est un reseau que j'ai cree et qui porte sur l'apprendre a apprendre http://apprendre2point0.ning.com/
Au travers de ce reseau, il s'agissait justement de m'inscrire résolument dans la pratique.

Pour ce qui est de mes critiques, elles ne visent personne en particulier mais le système dans son ensemble...l'usage des TIC change le monde dans lequel nous vivons et par conséquent change le sens de l'école et la posture des enseignants/apprenants...les crises que nous vivons signent l'urgence d'une réaction : on ne peut plus continuer comme cela...partenaires dans ce cheminement ? je le souhaite...vraiment...

florence Meichel a dit…

etrange ! le message d'eric vottero etait sous le seau de l'anonymat qund j'ai repondu...il ne l'est plus ?...

Iza a dit…

Je poursuis ici les remarques laissées sur Twitter.

ce que m'inspire cet article et cet échange :

- Hélas, (vu de l'exterieur, je l'admet), l'éducation nationale ne nous habitue pas à mettre en oeuvre des stratégies émancipatrices, en effet.

Notamment pour les raisons évoquées plus haut et beaucoup d'autres.

- Pour autant, bien des enseignants mettent en oeuvre spontanément des stratégies plus ou moins émancipatrices ... bien que l'institution ne leur mette pas le pied à l'étrier.

- Troisièmement, et ça n'a rien à voir, la presse parle souvent à tort et à travers de tout et de n'importe quoi ... et c'est forcément pénible.

- Enfin, et c'est encore un autre sujet, nous avons tous notre façon plus ou moins agréable d'exprimer nos représentations, convictions etc ...

Je ne connais pas bien le travail de Florence Juin, mais je serais intéressée de l'entendre plus avant ... justement pour parler des sujets évoqués dans ce billet. Quels enjeux ? quelle analyse critique etc ? ... je suis certaine qu'il y a des choses intéressantes à entendre, de la matière pour du débat.

Mais il me semble qu'il est intéressant de trouver un pretexte pour utiliser l'outil (ici, twitter) parce que cette utilisation va faire expérience, va créer du vécu et du ressenti qui sera un magnifique terreau pour travailler sur les quesions posées plus haut, non ?

Iza a dit…

Je poursuis ici les remarques laissées sur Twitter.

ce que m'inspire cet article et cet échange :

- Hélas, (vu de l'exterieur, je l'admet), l'éducation nationale ne nous habitue pas à mettre en oeuvre des stratégies émancipatrices, en effet.

Notamment pour les raisons évoquées plus haut et beaucoup d'autres.

- Pour autant, bien des enseignants mettent en oeuvre spontanément des stratégies plus ou moins émancipatrices ... bien que l'institution ne leur mette pas le pied à l'étrier.

- Troisièmement, et ça n'a rien à voir, la presse parle souvent à tort et à travers de tout et de n'importe quoi ... et c'est forcément pénible.

- Enfin, et c'est encore un autre sujet, nous avons tous notre façon plus ou moins agréable d'exprimer nos représentations, convictions etc ...

Je ne connais pas bien le travail de Florence Juin, mais je serais intéressée de l'entendre plus avant ... justement pour parler des sujets évoqués dans ce billet. Quels enjeux ? quelle analyse critique etc ? ... je suis certaine qu'il y a des choses intéressantes à entendre, de la matière pour du débat.

Mais il me semble qu'il est intéressant de trouver un pretexte pour utiliser l'outil (ici, twitter) parce que cette utilisation va faire expérience, va créer du vécu et du ressenti qui sera un magnifique terreau pour travailler sur les quesions posées plus haut, non ?

florence Meichel a dit…

@Iza oui...nous sommes ok...a condition de ne pas en rester la et d'aller beaucoup plus loin...c'est le sens de ce billet...c'est aussi ce que soulignait dominique cardon lors d'intertice quand il evoquait une education critique au code/design des tic

Stéphane Laborde a dit…

Très bien dit.

Encore un "travail" de très haut niveau, qui ne fait l'objet d'aucune reconnaissance monétaire !

+1 nous en sommes à 10^9879987 travaux de ce type non rémunérés depuis 4 siècles !