Réseaux sociaux et pédagogie : une question de projet et d'avenir ?

Je rebondis sur le billet de Mario Asselin à propos de l'utilisation des réseaux sociaux à des fins pédagogiques !

Je crois que la question n'est pas de savoir s'il faut les utiliser ou non comme moyens pédagogiques : ils font déjà partie de notre panoplie d'apprenants et cela depuis que le monde est monde...Nous apprenons en permanence des interactions que nous entretenons avec les membres de nos réseaux ici et là...A l'école, les enfants apprennent beaucoup au travers de leurs échanges avec leurs copains...etc...

Ce que rendent possibles les nouvelles technologies, c'est l'amplification de leur ouverture sur le monde !

Reste à négocier cette ouverture ! Et comme le fait remarquer Mario, ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple....il est plus facile de se replier sur des communautés fermées que d'apprendre à croiser et à cheminer avec l'autre...C'est un apprentissage qui demande du temps...la confiance a besoin de se tisser et de s'expérimenter !

Les technologies ne sont que des outils au service de valeurs qui déterminent un projet de société...Et c'est à NOUS de déterminer ce projet !

Voilà pourquoi, j'apprécie tant de travailler autour de réseaux sociaux ad'hoc construits sur la plateforme NING : les réseaux sociaux sont porteurs chacun d'un projet, d'un intérêt commun...la plupart sont ouverts et par la même inter-connectés aux autres réseaux via leurs membres (beaucoup de membres font partie de plusieurs réseaux différents en fonction de leurs affinités)...on y apprend à cheminer, à construire en soi et avec d'autres !

Au travers de ce que je vis dans le réseau Apprendre 2.0, il ne se passe pas un seul jour qui ne me ramène à cette vision que j'avais développée ici : en couplage au monde, des individus s'organisent en réseau et co-construisent les valeurs et le sens de leur projet de vie à la fois sur le plan individuel et collectif...les deux dimensions trouvent un équilibre autour des interactions et autour de ce projet et participent a la régulation de l'environnement qui devient par la même une contexte évolutif à questionner...etc....un cercle vertueux et co-construit s'élabore en continu, signe d'une intelligence globale et complexe ! (lien avec la stigmergie ?)

Les réseaux sociaux dans cet esprit sont des opportunités d'apprendre à construire la société telle que nous la rêvons, où chacun trouve sa place...et c'est notre responsabilité citoyenne qui est en cause quand nous refusons de ne pas nous y impliquer quelle que soit notre fonction dans la société !

Commentaires

edfrench a dit…
je fais une réponse commune à ce billet et à celui de Mario qui a pour base cet article. Je le posterai aux deux endroits ;-)

Je ne pense pas en effet que Facebook ai un grand intérêt pour les "petites" classes, par contre il n'en est pas de même pour les étudiants. D'autres outils tels que Ning sont certainement mieux adapté, pour une approche et selon les usages que veut en faire l'enseignant scolaire (au passage, il n'y a pas d'enfants dans Facebook !).

Il est vrai que le premier réflexe des étudiants (des éléves) est de recréer leur clans. Mais, sommes nous si différents de cela ? Nous aussi par réflexe (besoin d'appartenance) nous nous créons en arrivant sur ces outils notre monde.
L'avantage, ils prennent l'outil pour un jeu et l'on est surpris de voir la vitesse avec laquelle les étudiants prennent en main ce type d'outils. A nous donc d'en tirer profit.

Mais justement, ce clan n'est-il pas pour nous enseignant de l'or en barre ? Quelques applications plus loin, on arrive à faire travailler les étudiants sur ce type de réseaux, à leur ajouter des contacts en dehors de leur clan d'origine... comme le dit Thomas Laigle c'est le rôle de l'enseignant.
Et puis, chose curieuse au fil du temps on s'aperçoit que les clans que l'on croyait hermétique s'ouvrent, car le clan des amis des amis est présent sur chaque profil. Timidement, puis progressivement, cela prend de l'ampleur. Aux enseignants à voir s'il n'y a pas des possibilités à ce niveau également.
Par curiosité, j'ai créer sans en faire la publicité un groupe pour l'UFR et un groupe sur la Fac dans Facebook afin de voir l'appropriation que s'en font les étudiants. Pour le groupe de l'UFR, une première remarque : des anciens se sont inscrits. Là encore, cela peut aller dans le sens d'une synergie. A nous enseignant d'y réfléchir. Par contre, tout comme le groupe de l'Université, les échanges sont quasi nuls.

Mais laissons le temps au temps. Nous aussi nous nous posons des questions sur quoi faire de Facebook. On sent un potentiel mais on ne sait pas comment l'utiliser !

Voilà en partie pour le présentiel mais sur Facebook et consorts, on commence à trouver des solutions d'elearning...

Et l'on peut donc facilement passer d'un enseignement à l'autre, qu'un enseignement complète son enseignement d'une manière ou d'une autre sur une seule et même plate-forme car au delà de l'usage actuel des réseaux sociaux, la question qui me tient à coeur est : et si demain notre écran de démarrage d'ordinateur était un écran de type Facebook ?

Attention par contre, à des réseaux de type Amiz ou Netlog qui généralistes eux aussi ne sont adaptés à un usage "scolaire" ou universitaire. Curieusement d'ailleurs les clans sur ce type de réseaux ne sont pas ceux de l'école mais de vrais clans virtuels. Les jeunes se la joue solo dans ce contexte.

Comme quoi, ces réseaux ne sont que des outils dont on fait ce dont on décide :-)

Juste une petite remarque concernant les réseaux Ning, qui dans l'esprit sont très proches des groupes de Facebook, me posent pourtant le même soucis... Ils renforcent l'esprit de clan (on est entre nous même si les groupes sont ouverts). A la différence d'un blog par exemple, ils demandent une inscription :-( Leur avantage, on sait qui est membre du clan.
florence Meichel a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
florence Meichel a dit…
Je crois qu'il est indispensable de jouer sur la complémentarité des outils...on ne collabore pas de la même façon dans un réseau NING et sur un blog...les différents outils ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients...ce sont les ecosystèmes autour de ces assemblages qui me semblent importants !