L'opti-pessimisme d'Edgar Morin pour finir 2008 ! :-)

Le Temps - temps fort

Edgar Morin : Un penseur qui m'a fait grandir ! :-)

"Il faut s'attendre à l'inattendu. Etre dans cet état de résistance qui permet de parier sur l'improbable. Par résistance, j'entends surtout celle qui est à même de lutter contre les barbaries. Celles-ci sont de trois ordres. Les anciennes barbaries, comme la guerre ou la torture. La barbarie froide d'aujourd'hui, qui affirme le primat de la technique sur nous-mêmes. Et enfin la barbarie des idées, à laquelle il ne faut en aucun cas céder. C'est celle qui rejette les arguments des autres avant de les examiner. Celle qui considère la personne qui n'est pas d'accord avec vous comme un ennemi à éliminer."

Par contre assez déçue qu'il n'aborde pas la question des réseaux : les problèmes de gouvernance qu'il évoque auront à prendre en compte cet inattendu là !


Le système pédagogique finlandais en question

robertfinlande.pdf (Objet application/pdf)

Je retiens un point qui me semble fondamental ou il est question d'éthique comme point de reliance entre tous : j'aime beaucoup cette vision des choses

"Car c’est bien cela au fond que semble viser le système éducatif finlandais : aider chaque élève à accéder au statut de personne humaine pleinement responsable, et capable de prendre part en toute conscience à la société sans jamais cesser d’être soi-même.Contrairement aux idéaux républicains, qui, aussi généreux soient-ils restent largement extérieurs à la personne, les valeurs morales que les finlandais promeuvent sont tissées au plus intime de l’être : l’honnêteté, la loyauté, la confiance très souvent affirmées comme essentielles par nos interlocuteurs sont des valeurs qui fondent une éthique personnelle et permettent d’envisager une société d’individus qui peuvent être pleinement eux-mêmes en respectant profondément autrui.

Je vous conseille la lecture complète du texte car il illustre à merveille l'idée que rien n'est impossible...surtout pas les changements de paradigme...la preuve ! :-)

Source : https://twitter.com/isaz


De publicité subliminale...et du reste !

De Carolis et Albanel : complices pour faire de France Télévisions le temple du consumérisme | AgoraVox

Très intéressante analyse de la problématique publicitaire sur les chaines de télévision publique

Je retiens surtout ce point :

"Or le plus dangereux, ce ne sont pas les tunnels de spots publicitaires (pendant lesquels on va faire autre chose) mais cette présence quasi-subliminale de la réclame à l’antenne. Le problème, c’est la présence sur les plateaux TV d’invités qui viendront dans des émissions faussement « littéraires » pour y vendre leur business, la météo qui sera liée à la vente d’un transistor radio, le JT à la machine à laver. Bref, aujourd’hui la publicité par spots – celle que le Gouvernement envisage de supprimer – n’est pas aussi nocives que celle qui viendra prochainement. Parce que la première ne se cache pas – on sait qu’il s’agit de pub – alors que la deuxième est plus rusée, plus ambivalente, plus subliminale"

Il est vraisemblable que ce genre de publicité sera aussi très utile pour la propagande politique telle que l'a décrit Noam Chomsky dans la fabrication du consentement : de la propagande médiatique en démocratie ! A lire absolument si ce n'est pas déjà fait !

Pour information : A l'inverse, c'est pour éviter ces dérives que nous avons été amenés à délimiter clairement l'espace promotionnel au sein du réseau Apprendre 2.0 ! :-)

Influenceur, autorité, passeur de culture ou l'un de ces singes exubérants | Mario tout de go

A lire ce billet de Mario Asselin qui résonne avec quelques une de mes récentes discussions sur twitter et ailleurs...
Attention en effet : le Web 2.O comme bouc émissaire est un piège facile dont certains aiment se faire les influenceurs...Il faut aller plus loin et Mario l'agit de belle manière ici ! :-)

Pas d'accord par contre avec l'idée de "formation à la culture" car elle s'inscrit dans une programmation (sauf à vouloir faire toujours plus de même chose pour toujours plus des mêmes impasses) : la liste des questions qu'il met en avant le reflète assez bien :

* «Quels sont les codes de reconnaissance sur lequel un usager d’Internet se repose pour décréter une information pertinente?
* Comment la communication en réseau utilise une nouvelle forme de persuasion pour transmettre la confiance en l’absence de garde-barrière?
* À quoi ressemble le nouveau mécanisme procédural de légitimation de l’information?
* Comment se forme les nouveaux réseaux de collaboration entre pairs reposant sur la confiance?»

La formation envisagée relèverait d'une rationnalité et de certitudes absolues...et nous savons bien que cette approche a atteint ses limites aujourd'hui plus que jamais !
Cela dit, je ne suis pas vraiment surprise par les propos d'Olivier le Deuff : ses propres influenceurs sont lisibles ! :-)

Ce qui est convoqué selon moi relève d'une autre posture...celle de l'accompagnement !
Et elle invite chacun à devenir artiste de sa vie !

Je pose là et partage avec vous ce texte important pour moi qui met en mots la posture de l'accompagnement et les paradoxes qui lui sont associés...Le propos est complexe et le texte le reflète...A s'en imprégner, on se laisse aller à le mettre en résonnance avec nos expériences...c'est là sa force ! :-)

Jalons Pour Un éclairage épistémologique de La Relation éducative1.


L'avenir de l'apprenance

P2P Foundation » Blog Archive » The future of learning

A lire ce texte qui pointe des tendances fortes : je retiens en particulier tois points qui m'animent depuis longtemps ! les réseaux apprenants comme espace-temps d'apprenance, l'expérience/engagement/reconnaissance comme valeurs d'accréditation et le rôle primordial des facilitateurs d'apprenance!

Lettre de Jules Ferry aux instituteurs

Il me semble en lisant ce texte que sous l'impulsion de Jules Ferry, l'école a troqué la religion pour la morale et son dieu : l'état ! :-(

Ce texte éclaire en tout cas bien des malaises perçus aujourd'hui par les enseignants, les élèves et l'ensemble de la société : nous sommes aussi passés par ce moule !

Tout cela me semble décalé ...j'ai le sentiment que nous avons à apprendre à construire des processus éthiques ! La morale ne suffit plus...et il faut savoir la questionner quand on se rend compte que certains l'instrumentalise pour d'autres fins que le bien commun !

Et c'est possible : Varela a abordé cette question ici : http://florencemeichel.blogspot.com/2008/12/ethiques-et-collectif.html


La valeur des expertises en question

Je retiens en particulier cet extrait du livre "la fabrication du consentement" de Noam Chomsky et de Edward Harman :

"La relation entre pouvoir et sources d'information dépasse le simple approvisionnement en nouvelles quotidiennes par les autorités et les entreprises incluant la "livraison d'experts". La prédominance des sources officielles demeure vulnérable face à l'existence de sources non officielles extrêmement respectables qui délivrent les points de vue dissidents avec une grande autorité. Le problème est contrôlé grâce à la "cooptation des experts" c'est à dire en les rémunérant comme consultants, en finançant leurs recherches, en organisant des think tanks qui les emploieront directement et aideront à diffuser leurs messages. De la sorte, on peut créer des biais structurels en orientant la mise à disposition d'experts dans la direction souhaitée par les autorités et le "marché".

A réfléchir !

En particulier quand on lit des billets comme celui-là on l'on développe les idées du protectionnisme, de l'autarcie et de l'état fort comme remèdes à la crise


La fabrication du consentement. Noam Chomsky et les médias

Cybersolidaires: La fabrication du consentement. Noam Chomsky et les médias

Je viens de lire ce bouquin et pour être honnête, je suis profondément troublée et choquée par ce que j'y ai lu...parce que tout simplement les idées résonnent avec mes réflexions actuelles...je vous laisse prendre connaissance des vidéos qui m'ont été signalées par P. Gammaire !

Pour faire court, les idées principales du livre sont les suivantes :

- les approches des médias sont biaisées de différentes manières : en particulier éclairant sur leur façon de gérer l'opinion publique à coups de campagnes et de propagandes avec soutien aux intérêts particuliers qui dominent les sphères de l'état et le secteur privé
-
premier biais : orientation lucrative des médias
-
deuxième biais : régulation éditoriale par la publicité
- troisième biais : dépendance aux sources d'information gouvernementales
-
quatrième biais : pression lobby par système de contre-feux
-
cinquième biais : l'idéologie de la lutte anticommunisme comme fil rouge
-
tout ça combiné est assez explosif et bien loin de l'objectivité mise en avant par la corporation des journalistes
-
le problème majeur, c'est que tout cela est rarement abordé, donc ignoré du public...alors que les impacts sont énormes et que ça les concerne très directement
-
il ne s'agit plus d'information mais de propagande qui fonctionne sur un mode d'auto légitimation !
-
alors que les médias devraient assumer une fonction sociétale fondamentale : celle d'assurer au public la possibilité d'exercer un contrôle significatif sur les mécanismes politiques en lui offrant l'info requise pour s'acquitter au mieux de leurs responsabilités politiques individuelles et collectives

Et je crois que l'école jusqu'a présent à formaté les individus à adhérer à ce vaste processus !

C
onclusion : nos systèmes politiques n'ont de démocratiques que le nomet les médias ne jouent pas le rôle de contre-pouvoir comme ils le prétendent, l'école prépare les uns et les autres à croire à cette hallucination démocratique ! :-(



Declaration FOR Independance

It's about trust, and untrust and democracy...and it's important !


Compromis / Consensus

A retenir

Dans leur ouvrage moscovici et doise ( Dissensions consensus) opposent les notions de compromis et de consensus :

"le compromis est (...)la solution par laquelle chaque acteur d'un éventuel conflit renonce à ce qui lui est cher, mais non vital, afin d'obtenir l'appui des autres qui lui est vraiment indispensable »

Au contraire, « le résultat du consensus ne sera pas la moyenne des positions mais une réponse spécifique, produite en collaboration au cours des débats entre les membres du groupe et proche des valeurs qu’ils partagent !


L'autorité comme médicament social ?

"De façon ultime, la fonction de la relation d'autorité dans son ensemble est une fonction de défense collective contre l'angoisse de séparation éprouvée collectivement par les membres de l'organisation. C'est un moyen d'expression indirecte de la solidarité des membres de l'organisation, à la fois signe d'une solidarité sous-jacente et refus manifeste de la solidarité. c'est la pièce maitresses de défense collective !"

"A la structure d'autorité conçue comme hiérarchie absolue est attachée une structure du pouvoir. La pouvoir est ici défini comme le droit à la violence, c'est-à-dire le droit dans certaines circonstances d'imposer sa volonté sans recourir au dialogue en cas d'opposition"

"La fonction de la structure de pouvoir est l'aveu que fait le groupe de sa crainte de ne pouvoir instaurer la dialogue, de son attente magique d'un salut extérieur ou de sa résignation à la violence"

Max Pages

Je pensais à ces citations quand j'entendais Bernard Stiegler parler de système politique et économique comme médicament social ! :-(

Pour changer de système, il va nous falloir assumer l'angoisse de séparation telle que je l'ai évoquée ici

Je me dis que d'une certaine manière, nous sommes en train de construire ses conditions autour d'outils comme twitter...et c'est bien ça qui en dérange plus d'un ! :-(


Paradoxe : la séparation comme point de reliance

"La fusion est l'état d'un goupe aliéné, qui refuse l'angoisse de séparation".(le stade ultime étant la mort) "Le groupe sous sa forme la plus développée, suppose la conscience de l'individualité et de la séparation. Il suppose et admet l'échec partiel de la coopération entre les individus séparés. Il subsiste comme la conscience que les individus sont liés, malgré ces échecs et à travers eux , par une tentative permanente d'exprimer leur compassion par l'entraide. En ce sens le groupe est bien une totalité, mais c'est une totalité qui n'implique pas l'adéquation parfaite des parties au tout, c'est une totalité fondée sur un paradoxe : de la séparation des individus de leurs différences de leurs conflits, nait une unité affective qui se traduit par un effort permanent de coopération"
Max Pages

Par extension, cette idée dépasse le groupe et s'applique aussi aux réseaux sociaux !


L'aléa environnemental en génétique

Le chercheur Jean-Jacques Kupiec tire un trait sur le déterminisme génétique et les théories de l’auto-organisation | AgoraVox

Intéressant article qui met en lumière le fait que l’expression des gènes puisse être un phénomène aléatoire : Cela s’oppose à la théorie du programme génétique qui est déterministe par définition.

Un autre point important : L’idée d’auto-organisation et l’idée d’émergence, qui est sa cousine germaine, suggèrent que les éléments d’un système s’organisent spontanément. Or, lorsqu’on analyse les exemples donnés par des auteurs comme Prigogine ou Kaufmann, on s’aperçoit qu’il y a toujours une contrainte externe globale qui s’applique sur ces systèmes et assure leur organisation. En d’autres termes, leur organisation n’est pas un processus spontané interne, il est causé par l’environnement.

La non spécificité des protèines semble être la pierre angulaire de cette approche
"le déterminisme génétique est infirmé par les données expérimentales de la biologie moléculaire, ce qui nécessite un remaniement théorique. Selon la théorie classique, les gènes permettent la fabrication de protéines hautement spécifiques. Cela signifie qu’elles « s’emboîtent » comme les pièces d’un puzzle pour construire l’organisme sans qu’il y ait le moindre hasard dans ce processus. Comme vous le savez de très nombreuses protéines ont été isolées depuis cinquante ans. Mais, lorsqu’on analyse leurs propriétés, on se rend compte que ces protéines ne sont pas spécifiques. Au contraire, elles sont capables d’interagir (de « s’emboîter ») avec de très nombreuses molécules partenaires. Pour reprendre l’analogie du puzzle, c’est comme si une pièce, au lieu d’avoir un partenaire unique avec laquelle elle s’emboîte, était capable de s’emboîter avec de très nombreuses autres pièces. Dans ce cas, il ne serait plus possible de reconstituer la figure de ce puzzle. Il en est de même avec les protéines d’une cellule. Du fait de leur non spécificité on ne comprend pas comment elles peuvent s’organiser pour créer une structure viable. Cela pose un problème énorme qu’il faut résoudre."

Remarque : je me fais la réflexion que j'ai toujours intégré la dimension environnementale quand j'abordais la question de l'auto-organisation...mais pourrait-il en être autrement...l'environnement est toujours une composante des systèmes...bref après réflexion, je trouve non pertinent la proposition de remettre en question l'idée de l'auto-organisation...L'auto-organisation pure n'existe que dans la tête des chercheurs : soyons lucides ! :()


Lâcher prise et pédagogie

Je vous laisse découvrir ces deux extraits d'un film qui m'a profondément marqué !
Ils mettent en scéne la démarche bien mieux que je ne saurais l'écrire ! :-)
Le rôle de l'accompagnant me semble fondamental...je n'ose pas dire professeur, tant les roles me paraissent relever d'une autre nature ????

le jeu du lacher-prise



Premiers pas vers l'autonomie et l'éthique


De maladies imaginaires

Le milieu de la santé est un milieu que je connais bien, tant le secteur médical que le secteur pharmaceutique ou même vétérinaire ! je peux me permettre d'en parler !

Savez-vous comment on rend une population entière malade ?

Rien de plus simple : il suffit de décréter un niveau de constante biologique un peu en dessous ou un peu au dessus des taux statistiquement ordinaires, de mettre sur le marché un médicament miracle et de rendre les médecins responsables de sa délivrance : la santé est un vrai business ! (diabète des personnes agées, hypercholestérolémie...etc...)

Autrement dit, tout est une question de normes...et tout repose sur celui qui les décrète...et les gère ! :-(

je vous laisse y réfléchir...au cas où ça résonnerait avec d'autres choses ! :-(


La cartographie : un outil pour apprendre

Je tente ici une expérience inédite de mise en relation de fragments conceptuels autour de la cartographie : j’ai fait moisson d’un certain nombre d’idées qui me semblent pertinentes dans la combinaison que voici :

Selon J. Mezirow(Penser son expérience et développer l'auto-formation J Mezirow), « les perspectives de sens sont les présomptions à l'intérieur desquelles l'expérience passée d'une personne assimile et transforme l'expérience nouvelle. Elles constituent à ce titre un ensemble d'habitudes d'anticipation qui constituent un cadre de ref directeur que nous utilisons dans la projection de nos modèles et qui nous sert de systèmes de croyances habituellement implicites pour interpréter et évaluer le sens de notre vie ».

Toujours selon Mezirow, « un schème de sens est le savoir spécifique, les croyances, les jugements de valeurs et les sentiments qui se trouvent mis en relation dans une interprétation. Il peut concerner la manière de faire de quelque chose, la manière de se comprendre soi même. »

Peter Senge dans la Cinquième discipline reprend et développe l’idée selon laquelle « les schémas mentaux sont les images, les hypothèses et les histoires que nous avons en tête sur nous mêmes, les autres, les institutions et chacun des aspects du monde. Tel un prisme encadrant et déformant subtilement notre vision, les schémas mentaux déterminent ce que nous voyons. Les hommes ne peuvent pas s’orienter dans l’environnement complexe dans lequel nous vivons sans « cartes mentales » cognitives ; et toutes ces cartes mentales, par définition sont plus ou moins fausses.

Parce que les schémas mentaux sont habituellement implicites appartenant au domaine du subconscient, ils ne sont généralement ni examinés ni remis en cause. Ils nous sont en général invisibles à moins que nous les recherchions. La tache primordiale de cette discipline est donc de faire émerger les schémas mentaux, de les explorer et d’en parler en baissant la garde au minimum. Ainsi pouvons-nous distinguer le prisme, vois son impact sur nos vies et trouver les moyens de le remodeler en créant de nouveaux schémas mentaux qui seront plus utiles dans le monde qui nous entoure. »

Il nous faut donc opérer un réel travail sur ces schémas mentaux :

« Deux types d’aptitudes sont essentielles dans ce travail : ce sont la réflexion (le ralentissement de notre processus de pensée pour prendre conscience de la manière dont se forment nos schémas mentaux) et l’enquête (à l’aide de conversations dans lesquelles nous partageons ouvertement nos points de vue et développons notre connaissance des à-priorisdes uns et des autres (sience de l’action développée par chris Argyris et Donald Schön.

Dans les groupes et les équipes ceux qui n’ont pas acquis un niveau minimum d’aptitude à l’enquête passeront des heures à défendre leurs idées. Au bout du compte, totalement frustrés et épuisés, ils se mettront d’accord sur une forme de compromis, dans lequel personne ne sort gagnant- ou alors ils s’en remettront à la personne la plus haut placé présente dans la salle qui usera de son autorité. »

A noter que dans leur ouvrage moscovici et doise ( Dissensions consensus) opposent les notions de compromis et de consensus :
"le compromis est (...)la solution par laquelle chaque acteur d'un éventuel conflit renonce à ce qui lui est cher, mais non vital, afin d'obtenir l'appui des autres qui lui est vraiment indispensable »
Au contraire, « le résultat du consensus ne sera pas la moyenne des positions mais une réponse spécifique, produite en collaboration au cours des débats entre les membres du groupe et proche des valeurs qu’ils partagent !

Selon Peter Senge, dans le groupe de ceux qui auront appris à réfléchir, à parler plus ouvertement et à rendre leurs hypothèses explicites, les acteurs « auront des conversations plus intenses au cours desquelles les discussions autour de la stratégie, prendront toujours compte de leurs schémas mentaux…ils trouveront les moyens d’éviter de se mettre sur la défensive en se moquant d’eux-même de bon cœur »
Se mettent en place alors des laboratoires d’apprentissage qui deviennent des terrains d’entraînement pour les schémas mentaux…."Ainsi, parler de manière cohérente de ses attitudes et de ses croyances, permettre aux autres de les mettre en évidence, écouter les commentaires sur eux avec attention mais sans rancœur et voir plus clairement les sources et les origines de ses propres actions ; toutes ces capacités s’améliorent avec la pratique…"

Par extension, On pourrait dire que la cartographie permet le travail sur les schémas mentaux, influences culturelles et déterminismes technologiques et devient une base de travail pour développer des habiletés à les remettre en question sur le plan individuel…mais aussi sur le plan collectif (émergence d'une vision partagée et consensuelle par ajustements conversationnels)
La carthographie créérait en effet des formes d’espace de transition singuliers qui se rapprochent de ce Winnicot a décrit comme des espaces transitionnels


Cet espace transitionnel est une « troisième aire », nous dit D.Winnicott. C'est un espace paradoxal, parce qu'il se situe entre la réalité extérieure et la réalité interne, entre le dedans et le dehors.

Dans « crise, rupture et dépasement » René kaes écrit :" la transitionnalité est l'aménagement d'une expérience de rupture dans la continuité...elle se définirait aussi par l'incertitude quant au rétablissement de la continuité, de la confiance et de l'intégrité de soi et de l'environnement (...) ce que je désigne comme transitionnalité, expérience possible d'un espace potentiel ou le sujet est en relation avec lui, en tant que quelque chose d'extérieur et de séparé"

C’est cette prise de recul qui favorise une mise en perspective de soi au monde et aux autres…un meta-regard en actes en quelque sorte qui invite à apprendre de soi au monde et aux autres ! : c’est très net dans l’expérience du générateur poïétique !

A propos de l’incertitude quant au rétablissement de la continuité par rapport à la cartographie, Ruth Kanter Crohn écrit dans les enjeux de l’observation « qu'on le veuille ou non, le regard est sélectif...chaque observateur se place d'un point de vue, il est situé topographiquement, il regarde de qq part. Et le topographiquement est aussi figuratif : chaque observateur a son point de vue, son idée de départ...l'observation c'est à la fois décrire et interpréter. Le découpage de l'observation est déjà en soi une vision (une interprétation) des choses supposées sur la réalité compexe.

La cartographie reste de ce point de vue un exercice très relatif puisque le regard porté sur elle reste situé, en dehors de toute considération algorithmique …Elle n’a pas de valeur de vérité absolue…on rejoint ici le concept d’anoptisme évoque par Olivier Auber ! et effectivement cette conscientisation crée une zone d’incertitude…une zone d’humanité oserais-je dire !


De quel terrorisme parlons-nous ?

James Bond 2.0(07) : à qui profitera le renseignement ? | InternetActu.net

Je vous invite à lire cet article assez édifiant sur les pratiques de renseignement en cours et à venir...et une question émerge : qui sont les terroristes dans cette histoire ?...

les twitteux ?
"“Twitter est devenu un outil d’activisme social pour des socialistes, des groupes pour les droits de l’homme, des communistes, des végétariens, des anarchistes, des communautés religieuses, des athées, des militants politiques, des hacktivistes et d’autres, qui communiquent ainsi entre eux et avec une audience plus large“.

Les hommes politiques qui s'engagent dans ce type de voie ?
"En France, le ministère de l’Education Nationale faisait récemment scandale avec un appel d’offres destiné à assurer “une veille de l’opinion” sur l’internet destiné notamment à repérer des “leaders d’opinion (et) lanceurs d’alerte“. Le Parisien révélait pour sa part récemment qu’”en toute discrétion, une centaine d’entreprises bénéficient du savoir-faire de la cellule de renseignement économique de la chambre de commerce (afin d’)obtenir des informations, parfois sensibles, aux sociétés désireuses de s’implanter à l’étranger“. Et la Direction centrale de la sécurité des systèmes d’information (DCSSI) vient d’annoncer qu’elle “souhaitait s’associer, au travers d’un contrat de services, de recherche et de développement, avec des entreprises” partenaires du Trusted Computing Group (TCG, groupement d’industriels visant à spécifier les technologies de l’informatique de confiance), afin d’en externaliser la veille."

(...)

La désétatisation et la privatisation du renseignement, mis au service d’intérêts privés, dont il entend copier les méthodes et la gestion, pose néanmoins la question de savoir si notre “société de l’information” ne va pas devenir une “société du renseignement“, où l’objectif ne serait plus tant de protéger les intérêts d’un pays et de ses ressortissants, que de s’en tenir, principalement, à ses seuls intérêts économiques, avec ce que cela peut entraîner de perte démocratique. Un signe ne trompe pas, en tout cas : le rapport Vision 2015 ne parle plus de “service” mais d’”entreprise” du renseignement.

Je vous laisse juges !

Les députés commencent visiblement à y réfléchir à deux fois : http://www.numerama.com/magazine/11560-Les-deputes-rejettent-le-controle-du-net-par-le-CSA.html


Une autre question émerge en parallèle : quelle éthique pour les politiques ? En tant qu'autorité représentative, nous avons notre mot à dire !


L'expertise des Uns Et des Autres !

Michel Serres est un personnage que j'apprécie beaucoup...il sait dire des choses très complexes de façon pertinente, accessible avec cette pointe d'espièglerie pleine de charme et ce léger accent du sud ! :-)

Je retrouve tout cela (sauf l'accent) :-) ) dans ce propos relevé par Jean-Michel Cornu dans son article à propos de carthographie

« Voilà, je suis montagnard, ça a été une des grandes passions de ma vie. J’ai donc fait mille et une courses avec toujours le même guide, ou à peu près, et je connais assez bien le métier de guide de haute montagne. Ces guides, je les admire beaucoup. Ce sont des gens qui connaissent vraiment la montagne. […] Alors vous montez en montagne, vous faites une course de dix-neuf heures – ça peut arriver – avec bivouac, et, stupéfait, vous trouvez au sommet une équipe de cinéastes en train de tourner des images sur la chaîne des sommets, la vallée, et qui sont déposés là par hélicoptère. Bon alors vous dites : c’est des jean-foutre ! Mais on ne tranche pas cette question si aisément, parce que ces gens-là se sont fait déposer par hélicoptère sur trois cents sommets du monde alors que moi je n’ai fait que trois sommets dans l’Himalaya. Et tout d’un coup, qui connaît le mieux la montagne ? Celui qui s’est fait déposer par hélicoptère ou moi ? »

Nous avons besoin de tous les regards pour avancer au siècle des lucides...et tous les points de vue comptent assurément ! :-)


Le 21ième siècle sera le siècle des Lucides !

En son temps, il y eut le siècle des lumières qui apporta les éclairages de son époque et offrit une voie pour dépasser l'obscurantisme...mais il faut bien admettre que ce paradigme a surtout créé des élites de pensée...le commun des mortels n'était pas vraiment concerné par la grâce de la connaissance ! :-(

Et si aujourd'hui, nous décidions d'inventer le siècle des lucides ! .........:-)

Pour tout dire, il est déjà en marche ! :-)

Il nous reste à le nommer et à le définir pour en faire un paradigme de sens partagé!

Ce que je mets derrière "les lucides" c'est avant toute chose la possibilité pour chacun de developper des repérages pertinents de connaissance et donc de sens et , a la fois sur le plan individuel et collectif...Internet et les réseaux nous offrent aujourd'hui de multiples briques et outils , reste à développer les compétences pour dépasser le bruit et construire des invariants qui fassent sens avec nos expériences ! J'ai dans l'idée que les réseaux apprenants, entre autre, sont une réponse pertinente pour avancer tout au long de la vie dans cette direction !

Mais cela ne suffit pas : l'idée est surtout que chacun se forge une conscience claire de ce sur quoi il a prise ou non...cela rejoint l'idée d'anoptisme développée par Olivier Auber depuis bien longtemps
"Pour l'Anoptisme, les relations humaines ne sont pas réductibles à la mise en place d'une boucle de rétro-action cybernétique entre le groupe et l'individu ; l'essentiel est définitivement invisible à nos yeux. Le deuil de l'objectivité est rendu supportable par le fait que chacun est potentiellement auteur des points de vue, et acteur des règles et des codes qu'ils mettent en oeuvre. L'Anoptisme entend fonder de cette manière la légitimité d'une perspective numérique à mettre en œuvre au sein des systèmes sociaux."

Bref tout cela repose beaucoup sur l'idée de developper des habiletés pour inventer en permanence des repères éthiques de vie pertinente à la fois sur le plan individiuel et collectif : Francisco Varela l'évoque très bien ici !

Cela repose aussi sur un infrastructure internet non centralisée type P2P qui donne à chacun des marges d'autonomie et de responsabilité pour agir cette voie : c'est là que la netneutrality prend tout son sens !

Qu'avez-vous envie de rajouter pour poursuivre ce chantier ?


Effet top

Les cercles de renforcement par effet de halo : vous connaissez ?

Oui bien sur vous connaissez : top ten de ceci, classement de cela, liste de cela...etc...

Watzlawick a fait une très bonne analyse de ces cercles de renforcement systémique qui concourent à la pensée unique !

Petite histoire analogique

"c’est l’histoire d’un ivrogne qui cherche ses clés sous un lampadaire : « Un policier passe devant lui et décide de donner un coup de main. Au bout d’un moment l’agent s’impatiente : « Vous vous moquez de moi ? On fouille depuis quinze minutes, il n’y a rien ici ». Et l’ivrogne confirme : « Je sais, mes clés sont tombées à l’autre bout de la rue, mais ici c’est mieux éclairé »!

A méditer concernant notre avenir et ses clefs


Connaître selon Francisco Varela

Une vision qui me touche toujours autant : je la partage avec vous ! :-)


Ethique et collectif

Je vous fais partager un texte qui me semble d'une importance fondamentale et qui permet d'appréhender l'éthique à l'échelle d'un collectif...

Intentionnalité de l'Individu Aux Groupe Sociaux - Francisco Varela



Ce texte a largement inspiré la modélisation des réseaux apprenants que vous retrouvez ici : le fonctionnement des réseaux apprenants repose en effet sur des processus permanent de couplage et de résonnance conversationnel à l'échelle des collectifs auxquels sont associés des flux d'activités en pertinence au monde et par là même des éthiques !

Conférence D'olivier Auber pour l'IRI

A écouter et à mettre en lien avec cet article


Morale, Ethique, déontologie : quelques points de repère

Je retiens de cet article de wikipedia :

"Les rapports entre morale et éthique sont délicats, car la distinction entre ces deux termes eux-mêmes est différente selon les penseurs. Dans un sens « ordinaire », le terme éthique est synonyme de morale, et désigne une pratique ayant pour objectif de déterminer une manière de vivre conforme aux fins de la vie humaine (recherche du bonheur ou de la vertu).

Une distinction courante consiste à entendre par « morale » l'ensemble des normes propres à un groupe social ou à un peuple à un moment précis de son histoire et à appeler éthique la recherche du bien par une conscience. Aujourd'hui, on emploie le terme « éthique » généralement pour qualifier des réflexions théoriques portant sur la valeur des pratiques et sur les conditions de ces pratiques ; l'éthique est ainsi une réflexion critique sur la moralité des actions. On parle par exemple de « comité d'éthique » au sein d'institutions scientifiques ou d'hôpitaux. L'éthique aurait donc ses fondements dans une décision dite rationnelle prise à partir d'un libre dialogue entre des consciences (riches de traditions et de codes idéologiques assimilés).

Une autre distinction est proposée par certains philosophes contemporains (Deleuze, Ricoeur, Comte Sponville, Giuliani, Misrahi...) pour définir la morale comme ensemble de devoirs (impératifs catégoriques qui commandent de faire un Bien posé comme valeur absolue, par ex "tu ne tueras pas") et l'éthique comme réalisation raisonnable des désirs (tendance naturelle à chercher le bon comme valeur relative à chaque sujet en recherche de son bonheur, qui peut par exemple légitimer certains actes généralement considérés "immoraux" comme l'euthanasie.)

La morale est ainsi généralement rattachée à une tradition idéaliste (de type kantienne) qui distingue entre ce qui est et ce qui doit être. Alors que l'éthique est liée à une tradition matérialiste (de type spinoziste) qui cherche seulement à améliorer la réalité par une attitude "raisonnable" de recherche du bonheur de tous.

  • Aussi, le droit se distingue de la morale et de l'éthique dans le sens où il ne se prononce pas sur la valeur des actes, bien/mal, bon ou mauvais, et ne définit que ce qui est permis et défendu par le pouvoir dans une société donnée.
  • La déontologie est pour sa part l'ensemble des obligations qu'une profession s'engage à respecter pour garantir une pratique conforme à l'éthique.
Autre lien


Phrase du jour

"l’etre c’est un genie d’adaptation il ne perd jamais son repere dans vie, ni ses sublimes désires qui nait avec,excepté des cas rares et purement pathologique."
Ahmed via transnets


Stiegler et Meirieu me font sourire (le mot est faible) !

La télévision entre crétinisme et élitisme

Stiegler/Meirieu : même combat...la programmation sociale par la télévision réformée ! wow...un peu gros quand on connait le discours de Bernard Stiegler sur la télévision...mais on est plus à un paradoxe près ! :-(

Je vous laisse "apprécier" le propos :
"Face à l’afflux d’images qui se télescopent et nous assaillent de toutes parts, face à une consommation effrénée de clips de toutes sortes, les grandes chaînes de télévision restent, symboliquement et concrètement, les seules références communes. Quand YouTube met en ligne un million et demi de nouvelles vidéos chaque jour, quand des centaines de millions d’images fixes et animées circulent en permanence entre les particuliers, la télévision reste le seul média qui conçoit, organise et présente des « programmes ». On n’empêchera personne de diffuser et de consulter une multitude d’images par l’intermédiaire des téléphones ou des ordinateurs… Mais, c’est justement pour cela qu’il faut renforcer les chaînes de référence qui ont la responsabilité de présenter une vision du monde moins chaotique et plus saisissable.À côté du déferlement et de la surenchère d’images hypnotiques, nous avons besoin de chaînes qui ne misent pas systématiquement sur la sidération pour scotcher les téléspectateurs à l’écran. Nous avons besoin de chaînes qui suscitent la réflexion et introduisent à la culture."

Que tous ces discours me semblent d'arrière garde...et mensongers : la réflexion par la programmation me semble pour le moins "interrogeante" !


Félix Guattari, fragments

Je partage avec vous cette vidéo ou Felix Guatari met en lumière la relation étroite entre hommes et machines...à mettre en lien avec l'énaction et le couplage hommes-outils-environnement en coproduction permanente en actes entre ruptures et continuité !

Un point important aussi : la répression du désir, l'ascétisme mènent aux pires irrationnalités, névroses, fascisme (cf Nietzsche)...Donc il faut du libre désir (joli paradoxe entre parenthèses)...mais de-là à en faire commerce ???? a méditer ! Je disais hier sur twitter que l'avenir se construisait entre Vertu et petite vertu : je trouve ce point du vue pas si mal après tout ! :-) Question d'équilibre en somme !


co-workers : alone but together

Un paradoxe dépassé qui semble leur réussir ?



Source : http://twitter.com/TheTransitioner


Perspective numèrique et code de fuite

Pour mémoire et pour pouvoir retrouver ces références facilement! :-)

- esthétique de la perspective numérique


- représentations de l'espace

PS je me fais la réflexion que c'est vraiment sur mon blog, que j'aime stocker les choses importantes...c'est un peu "mon" chez moi...je m'y sens bien pour faire mes alchimies combinatoires! :-)


Deleuze : d'instant et de mouvement


Derrida et l'amour

j'adore cette vidéo...surtout le début...elle laisse deviner autre chose que de l'analyse distanciée...de l'émotion...et puis la tête reprend sa tâche...ardue...entre qui et quoi ! :-)


Derrida et déconstruction

"un des gestes consiste à ne pas naturaliser ce qui n'est pas naturel"

On Deconstruction


Leadership à l'ère du numèrique

Je vous fait partager cette vidéo (David Weinberger) qui pointe des aspects importants sur cette question : on est pour l'instant incapables d'en définir les fondements à ceci près que le leadership est et sera dans le réseau et que chacun en est acteur à sa manière...a mettre en lien avec ce que j'ai récemment écrit sur la coopération (à distinguer de la collaboration)!

Broadcasting Live with Ustream.TV


Quels impacts ont Internet et Google sur nos processus cognitifs ?

Internet et Google vont-ils finir par nous abrutir ? - Framablog

Un LONGGGGGGGGGGG et intéressant texte à propos des incidences de nos webpratiques sur nos processus cognitifs !

Et une discussion intéressante via twitter avec Sylvae qui mentionne nos "difficultés" croissantes pour nous concentrer sur un long texte !

Ce à quoi je réponds en m'appuyant sur ma propre expérience :

S'agit-il d'érosion ou d'amélioration ?

Pour ma part, j'ai l'impression de fonctionner en mode combinaison/recombinaison permanent ! Une pensée construite de A à Z et faisant l'objet d'un ouvrage complet m'ennuie assez vite parce que j'en saisi la pattern et que j'ai envie d'y mettre ma touche !

Sylvae se demande alors quelles sont les conditions qui favorisent notre capacité à passer d'un mode à l'autre ?

J'ai le sentiment qu'une réponse possible s'appuie sur la pertinence des mises en résonnance...du moins c'est comme cela que je vis les choses : c'est cette dimension qui guide le jonglage permanent pour moi... mais je n'en fait pas une vérité universelle ! :-)

c'est peut-être ça la "leçon" de l'histoire : les conditions facilitantes sont à découvrir pour chacun... et c'est sans doute aussi le plus grand défi pour l'éducation aujourd'hui : que chacun trouvent ses marques ! :-)


web08 : la love hallucination collective

Je vais pas insister mais je suis attérrée par la façon dont on manipule les gens autour du thème très "rassembleur" de...l'amour...et de sa e-rationnalisation ! :-(

ça s'inscrit dans des business et politiques e-stratégies j'en ai déjà parlé sur ce blog!

A lire ce très bon article de Jean Marc Manach sur le sujet !


Dans la série, c'est où le mur : droit devant !

Rough Type: Nicholas Carr's Blog: A prescription for smart pills

Voici les pillules de l'intelligence !

Avec une crainte formulée :
"I worry more, though, about the possibility of leveling the cognitive playing field, as institutionally supported programs of brain enhancement impose on us, intentionally or not, a particular ideal of mental function."

Et quand j'entends que l'UMP remet sur le tapis le 0 de conduite je me dis que la crainte est fondée !

Et si cela ne servait plus à rien de mémoriser et d'apprendre par coeur ?

J'ai lancé une discussion sur le sujet sur Apprendre 2.0 ! :-)


L'animation d'un réseau social n'est pas de la modération

Sur l’internet, les enfants ne s’éduquent pas seuls | InternetActu.net

Pas d’accord le point de vue énoncé…mais pas d’accord du tout:
“C’est un travail qui est à distinguer du travail de modérateur qui existe sur les forums et les réseaux sociaux. L’éducateur n’a pas ici techniquement de pouvoirs de modération. Il peut être un tiers dans une dispute enflammée, mais aussi un autre a qui parler.”

C’est faire un raccourci non pertinent et mal connaitre le rôle de l’animation des communautés en ligne : tout n’est pas visible loin s’en faut…l’accompagnement est une dimension forte de la mission…mais ça il faut le vivre pour en parler! C'est en tout cas ma conviction depuis fort longtemps et celle qui m'a permis de développer des compétences dans ce domaine ! :-)


Web sémantique et éducation

The Semantic Web in Education (EDUCAUSE Quarterly) | EDUCAUSE CONNECT

A lire ce texte qui éclaire ma vision de l'apprenance ambiante

Comme quoi, ma projection était plutôt avant gardiste ! :-)


Les dessous des e-stratégies !

Suite de ma "petite" histoire

Reprenons pour ceux qui ont manqué un épisode de cette saga haletante !

Acte 1 : Sociogeek...histoire de buzzer et de faire monter...le suspens !

Acte 2 : Montée en puissance...via les réseaux éducatifs : politiquement, c'est bien pour la e-réputation...et puis ça peut servir côté diffusion de contenus : ben oui, tant qu'a faire, c'est du business !

Acte 3 : Mise en place d'un système de labellisation
"l'amendement prévoit que le CSA "délivre un label aux services de communication au public en ligne mettant des contenus audiovisuels à disposition du public qui s’engagent à assurer la protection de l’enfance et de l’adolescence dans les conditions définies par le Conseil". Il précise que "ces labels doivent être pris en compte par les moyens techniques permettant de restreindre l'accès à certains services".

Acte 4 : Reste plus qu'à filtrer et mettre sous contrôle intégral ! surtout l'éducation !

Et nous, on fait quoi !

Ben c'est vous qui voyez : y-a plusieurs options !

. ça : http://fr.youtube.com/watch?v=SKYWOwWAguk
. ou ça : http://blogveilleflorencemeichel.blogspot.com/2008/12/ning-durcit-sa-ligne-rouge.html#links
. ou bien encore : http://fr.youtube.com/watch?v=BsibwbSD_0k
. peut-être celle-ci après tout : http://fr.youtube.com/watch?v=_8ZHcMb8EcU

Devinez celle que j'ai choisie ! :-)

MAJ le 12 novembre Acte 5 : Ben voila la jouissance va etre totale pour certains...PROPOSITION DE LOI visant à mieux garantir le droit à la vie privée à l'heure du numérique,PRÉSENTÉE Par M. Yves DÉTRAIGNE et Mme Anne-Marie ESCOFFIER,senateurs...je crains que la sodomie soit douloureuse pour d'autres !


Du simple au complexe : une idée à revisiter !

Commencer par le simple, ou par le complexe? | Guitef:

Je retiens du billet de François un point qui me semble important :

"Les programmes de formation reposent en grande partie sur la progression du simple au complexe. Le recours à la notion de 'programmation' est d'ailleurs lourd de sens dans le cadre d'un système scolaire. Or, on remet sérieusement en doute cette linéarité. Une étude révèle que des élèves à qui on présente d’abord des problèmes complexes sont plus aptes à trouver des solutions originales que ceux qui progressent du simple au complexe (Association for Psychological Science : Using Challenging Concepts to Learn Promotes Understanding of New Material).

Sans doute est-il bon de rappeler que ni la pensée ni la créativité ne sont très linéaires."


Morale close, morale ouverte. Bergson. - PhiloLog - Cours de philosophie

Morale close, morale ouverte

Un superbe texte !

Je retiens

La construction d'institutions internationales est en marche...Or contrairement a ce que dit Bergson, elle s'institue (Europe, ONU..etc...)selon la même logique que celle qui constitue la société close...elle ne met pas en jeu, sauf chez certaines personnalités d'exception les élans sublimes de la nature humaine...Elle ne passe que par la contagion de ceux que Bergson appelle "les héros de la moralité" du type de Socrates ou de Jésus...Elle obéit plus prosaïquement à la logique horizontale des intérêts.

la nature des ressorts de la construction supra-nationale reposent sur certains ressorts :
- la planétarisation des échanges où le sentiment d'être liés dans de larges solidarités exigent des régulations à l'échelle du monde
- Le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication
- L'urgence des problèmes écologiques
- L'apprentissage des langues et la découverte des cultures étrangères

Ces réalités semblent conduire les hommes à se civiliser, d'où la possibilité de nourrir un optimisme "lucide"...mais j'y mets un bémol : a condition de développer un esprit critique et constructif sur le plan individuel et collectif !

PS : moralité close = il s'agit d'une morale ou l'obligation se distingue à peine des automatismes acquis par les habitudes...on est aux antipodes d'une morale procédant d'un élan personnel et d'une initiative...bergson souligne l'impersonnalité de cette morale collective...ça résonne furieusement pour moi avec "le courant prendre soin" ????


L'UMP veut dépister les troubles du comportement chez l'enfant, Société - NouvelObs.com

Je sens que le collectif pas de zéro de conduite va devoir cesser d'être en veille et reprendre du service ! :-(


La "prendresoinmania" me hérisse le poil

Je suis en train de développer une puissante résistance à la méthode de conditionnement social et behaviouriste par la formule magique : le prendre soin à toutes les sauces me hérisse le poil...et je vois de plus en plus de gens contaminés autour de moi...j'ai l'impression d'être dans un thriller de sciences fiction : vous vous réveillez et d'un seul coup vous vous rendez compte que tout autour de vous on a implanté une puce dans le cerveau des gens et ils réagissent comme des automates quand on prononce "la petite phrase magique"...mais c'est un mauvais film....hein ???...quoique ! :-(

Au fait, nous ne sommes pas malades et nous n'avons pas besoin de médicament social avec tous ses effets secondaires !


Apprendre avec les réseaux sociaux

Comment les jeunes vivent-ils et apprennent-ils avec les nouveaux médias ? | InternetActu.net

A lire cette étude...sauf que je ne vois pas vraiment pourquoi restreindre le propos aux jeunes...il me semble que globalement c'est un peu comme ça qu'on vit les choses et qu'on apprend au travers des réseaux sociaux pour peu qu'on s'y investisse pleinement...toujours ces fameuses petites cases ! :-(...mais bon c'est de la socio !


L'innovation éducative au service de quoi et de qui?

Prix de l'innovation éducative 2008

Bon on va sans doute dire que je cherche la petite bête mais quand je lis :
"En 2009 les Prix de l'innovation éducative vont fusionner avec le Forum des enseignants innovants tout en gardant les mêmes objectifs : servir l'Ecole."
On tourne en rond : si l'innovation a pour but de servir l'école, elle s'inscrit d'emblée dans une limite qui est sa propre cloture...et a partir de là il ne s'agit plus vraiment d'innovation...l'idée d'innovation permet de sortir du cadre de référence et j'aurais aimé lire que la visée était servir les enfants et leur avenir ????

Or à lire le descriptif des expériences primées, on voit bien qu'il n'en est rien : c'est bien d'innovation au service des enfants dont il s'agit...

Ayez l'audace de mettre enfin les mots justes sur ce que vous agissez ! Nous y verrons plus clair et chacun prendra confiance :-)