Intelligence Collective - Et si l'internet et le numérique changeaient tout ?

Intelligence Collective - Et si l'internet et le numérique changeaient tout ?

conclusion de l'article par JM Cornu :

"L’arrivée du langage et de l’écrit ont été de véritables accélérateurs du développement humain en rendant accessible aux capacités cognitives de l’homme des modes de pensée toujours plus élaborés. Le document numérique présente toutes les caractéristiques d’une nouvelle étape permettant à l’homme de franchir une nouvelle étape. En apportant l’ubiquité de ces documents numériques, l’internet pourrait permettre encore une autre étape : le passage de la cognition individuelle à l’intelligence collective à une échelle globale. Mais pour cela, ce ne sont pas simplement les documents qui doivent être interconnectés et manipulables, mais bien leurs concepts symboliques. Le traitement symbolique de l’ensemble des documents ne se ferait plus dans des cerveaux isolés. Le développement d’une couche symbolique à l’internet, si elle s’avère possible, rendrait accessible le passage de l’intelligence individuelle - augmentée par le langage, l’écrit et le numérique – à une véritable intelligence collective globale."

mon commentaire :
je trouve cette idée fascinante ! Je n'y mets encore rien de concret mais il me semble que ce soit vraiment une piste à travailler !
En tous cas, cette approche s'inscrit dans la continuité de mes réflexions et des skypecasts sur la digitalisation des livres lancés par Francis Pisani !

Quelques liens de résonance :
- article du blog d'automates intelligents
- article de Nova Spivack
- Skypecast de Francis Pisani

A suivre donc !

3 commentaires:

Snoopy a dit…

Z'êtes partout... Mais je vous ai trouvée (ce qui ne m'arrange pas vraiment. J'ai un boulot d'enfer mais je buissonne avec vous avec plaisir et beaucoup d'intérêt). En fait, si je suis d'accord avec le fait que le numérique constitue bien un nouveau moyen de pensée au même titre que l'oralité et que l'écrit, je ne crois pas du tout à l'intelligence collective au sens où l'entend Pierre Lévy. Pour deux raisons. La première c'est qu'il faut traiter du numérique et de la dématérialisation et des modes de pensée qu'il génère (sur le concept moyens de pensée déterminent les modes de pensée voir Goody "La raison graphique" et avant lui Leroi-Gourhan "Le geste et la parole "). Pour moi (quelle galère ;o)), il ne faut pas oublier que l'information, celle de la théorie mathématique de la communication, n'a, par définition, pas de sens. C'est, contrairement à l'écrit, un média du contexte et non de la convention donc par nature, non SÉMANTIQUE. Le société de la communication, oui. De l'information, alors là, ça relève de la... désinformation pure et dure. Un vrai piège tellement bien ficelé que même Ellul est tombé dedans.D'ailleurs le numérique n'existe que médié. Pas de machines de traitement, pas de communication numérique. Cela nous amène à la deuxième raison : le réseau. En fait, non pas le réseau mais un réseau de réseaux, une fois encore, de machines et non pas d'hommes ramenés au statut d'opérateur ou d'utilisateur. Car passer un certain seuil ce réseau de réseaux de machines devrait générer un système avec son propre comportement et ses propres règles.
Du coup, la vraie question devient celle du modèle. A quoi ça sert un modèle ? Peut-on systématique tout modeliser dès lors que le système comporte plus d'éléments actifs non triviaux que connus ?
Pour résumer, le numérique, contrairement à l'écrit, ne peut être l'objet d'étude de son action. D'où le paradoxe et la confusion des travaux sur ses usages. C'est grave, docteur ? Pas vraiment. Sauf à croire que c'est possible, évidemment.
Alors de quoi s'agit-il ? De faire et autoriser, enfin, le retour de l'homme exclu pour de mauvaises raisons (les facteurs humaines ne se mesurent pas) de façon à ce qu'il puisse utiliser, à son profit, cette fois, les possibilités de ces outils. Oui, l'homme dont vous parlez, le mec et nana ou la nana et son mec (qui ne sont pas forcément ensemble sinon au stade fondamental qui devrait les lier : l'humanité. Ah oui, merci, au passage, de ne pas confondre humaniste et humanitaire !
Comment échapper au paradoxe ? Ne plus parler de la chose, mais de la faire en l'occurrence se préoccuper de créer les conditions d'un développement économique et culturel local et durable... Tout un programme loin des approches de Bill... Les gens les moins riches ne sont pas ceux auxquels on pense. Ceux-là méritent bien qu'on les respecte et qu'on les respecte. Si je ne crois pas à l'intelligence collective, je crois fondamentalement à la capacité de ces technologies d'imposer cette justesse-là collective. (J'ai bien dit justesse et non justice. Puisqu'il est question ici d'efficacié et d'efficience. Quel programme ! En tout cas, bravo pour vos différents blogs. Mention spéciale au Réseau apprenant même si à la marge je ne suis pas tout à fait d'accord... mais j'espère qu'on aura l'occasion d'échanger sur le sujet.

florence Meichel a dit…
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florence Meichel a dit…

Bonjour,

Je comprends votre angoisse à l'idée qu'on veuillle tenter (je dis bien tenter car Monsieur Cornu émet des réserves sur la faisabilité de l'affaire) de "maîtriser" le non-maîtrisable par essence...mais finalement, en le formulant ainsi, je me dis que ce projet porte en lui ses propres limites et qu'il restera toujours cette part d'inattendu, de magie, d'incongru qui échappe !

D’accord avec vous sur le point central : le numérique n’est pas une fin en soi…il n’est rien d’autre qu’un facilitateur au service de différentes formes d’intelligence portées par des acteurs animés de projets…et la ligne de conduite éthique doit rester d’ordre humaniste !

Sinon à quoi bon ?

Au plaisir d’échanger avec vous sur le réseau apprenant, entre autre !

A bientôt